Les associations de défense des droits LGBT en France (lesbiennes, gays, bi, trans) ont dénoncé ce lundi les propos « irresponsables » tenus dimanche par le pape François préconisant le recours à la psychiatrie lorsque des parents constatent les orientations homosexuelles de leurs enfants !

À un journaliste qui demandait au pape ce qu’il dirait à des parents découvrant les orientations homosexuelles de leur enfant, le souverain pontife a répondu qu'« il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses ». « Nous condamnons ces propos qui renvoient à l’idée que l’homosexualité est une maladie. Or, s’il y a une maladie, c’est cette homophobie ancrée dans la société qui persécute les personnes LGBT », a réagi Clémence Zamora-Cruz, porte-parole de l’Inter-LGBT. Ces paroles sont « choquantes car elles ciblent les enfants », a-t-elle poursuivi, rappelant que « des études ont démontré que le risque de suicide était plus élevé que la moyenne chez les jeunes LGBT ». « Graves et irresponsables », ces propos « incitent à la haine des personnes LGBT dans nos sociétés déjà marquées par des niveaux élevés d’homophobie et de transphobie », a réagi de son côté SOS Homophobie sur Twitter.


« J’aimerais que le pape François n’utilise pas les homosexuels pour qu’on cesse de parler des prêtres pédophiles », a pour sa part commenté Catherine Michaud, présidente de GayLib, mouvement LGBT de centre droit, qualifiant ses mots « d’irresponsables, outranciers et homophobes ». « Il est très étonnant d’entendre régulièrement des conseils et des jugements moraux de l’Église » au sein de laquelle « certaines personnes sont incapables de dénoncer des actes pédocriminels commis par des prêtres, qui devraient être les premiers à bénéficier de soins psychiatriques », a dénoncé dans un communiqué l’Association des familles homoparentales (ADFH).

En 2013, le pape François avait fait preuve d’une ouverture inédite à l’égard des personnes homosexuelles avec sa fameuse formule « qui suis-je pour juger ? », sans pour autant remettre en cause la doctrine de l’Église qualifiant l’homosexualité d’acte « désordonné ».

L’homosexualité ne figure plus sur la liste des maladies mentales de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis 1990.

AFP

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Commentaire de JF@ le 28 août 2018 à 6:10
Commentaire de JF@ le 28 août 2018 à 6:06

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