Vers la radicalité du mouvement écolo

"Radical", un adjectif de plus en plus employé par les mouvements écologistes eux-mêmes pour qualifier leurs actions et le changement qu'ils souhaitent voir s'opérer dans la société !

Alors que l'urgence climatique ne cesse de grandir, de nombreux mouvements et ONG entreprennent des actions de désobéissance civile de plus en plus radicales pour se faire entendre et interpeller l'opinion publique sur la question environnementale.

C'est notamment le cas de Greenpeace et de huit de ses militants qui s'étaient introduits, il y a deux ans maintenant, sur le site de la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle. Avec cette action, les activistes entendaient dénoncer la vulnérabilité des installations nucléaires françaises. Ils avaient alors assuré avoir tiré un feu d'artifice près du bâtiment abritant la piscine à combustibles. Deux des huit militants avaient été condamnés à de la prison ferme, une première. Leur procès en appel se tient ce mercredi.


Présent mardi sur le site de la raffinerie de La Mède - où Greenpeace protestait contre l'utilisation d'huile de palme par Total - Clément Sénéchal, chargé de campagne forêt et climat de l'ONG, assure que ces actions non-violentes radicales sont nécessaires :

"Aujourd'hui il y a besoin de radicalité. Il y a besoin de marquer les esprits parce qu'on est dans une situation totalement aberrante ou on multiplie les beaux discours au niveau gouvernemental sur l'écologie. On agite des écrans de fumée en permanence parce que derrière, on voit bien que les actes ne sont pas au rendez vous", a déploré l'activiste de Greenpeace lors du blocage de la raffinerie de La Mède, dans les Bouches-du-Rhône.

Les militants écologistes estiment en effet ne pas être assez entendus dans un contexte où il est désormais impératif d'agir face à l'urgence climatique. "Le pouvoir ne semble pas toujours donner une grande priorité à ces enjeux, en tout cas suffisamment. Et donc dans cette période de quasi vide politique, institutionnel, il faut bien que ça sorte", explique le sociologue Michel Wieviorka.

MITOYEN

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Commentaire de JF@ le 31 octobre 2019 à 6:07
Commentaire de JF@ le 31 octobre 2019 à 6:07

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